Cette page examine les habitudes, les institutions et les choix politiques capables de transformer la solidarité en progrès durable.

Limiter les pouvoirs du président de la République

Nul n’est au-dessus de la loi—ni le président, ni les ministres, ni les parlementaires, ni les magistrats. Le Sénégal a besoin d’un ordre constitutionnel adapté à sa réalité présente et à son avenir souverain, et non d’une concentration du pouvoir exécutif héritée des traditions administratives coloniales ou maintenue par des habitudes institutionnelles ultérieures. La réforme doit remplacer le pouvoir personnel par des contre-pouvoirs applicables, un gouvernement transparent et une responsabilité égale devant la loi.

Supprimer le pouvoir présidentiel de dissoudre l’Assemblée nationale

Le président de la République ne devrait jamais pouvoir dissoudre l’Assemblée nationale. Les députés reçoivent du peuple un mandat d’une durée déterminée; ce mandat ne devrait prendre fin que selon le calendrier électoral normal ou une procédure constitutionnelle strictement définie et déclenchée en dehors de la présidence. Un désaccord politique, la résistance du pouvoir législatif ou la perte d’une majorité présidentielle ne doivent jamais permettre d’effacer la représentation élue du peuple.

Aucune révision constitutionnelle sans approbation parlementaire et populaire

Le président ne devrait disposer d’aucun pouvoir lui permettant de modifier la Constitution par initiative personnelle ou pression de l’exécutif. Toute révision doit être approuvée par une majorité qualifiée de l’Assemblée nationale, après des auditions publiques et la publication du texte proposé. Toute modification concernant les pouvoirs présidentiels, la limitation des mandats, les élections, les droits fondamentaux, la justice ou l’équilibre des institutions devrait également être soumise à référendum. Aucune procédure d’urgence ne doit permettre de réécrire l’ordre constitutionnel.

Une Constitution souveraine pour le Sénégal contemporain

La réforme constitutionnelle doit résulter d’un processus sénégalais inclusif associant citoyens, juristes, communautés de langues nationales, société civile, diaspora, collectivités territoriales, autorités religieuses et traditionnelles, jeunesse et femmes. Il ne s’agit pas d’effacer toutes les garanties existantes, mais de supprimer les structures héritées qui placent l’État au-dessus du citoyen et la présidence au-dessus des autres institutions. Le texte consolidé final doit être publié clairement en français et dans les langues nationales afin que le peuple connaisse la loi qui le gouverne.

L’immunité présidentielle doit pouvoir être levée

L’Assemblée nationale doit disposer du pouvoir explicite de lever l’immunité présidentielle et d’autoriser des poursuites lorsqu’une majorité qualifiée définie, statuant de façon transparente, estime que des preuves crédibles soutiennent des accusations pénales graves. La mise en accusation, la destitution et les poursuites pénales doivent constituer des procédures distinctes mais coordonnées. Un procureur indépendant et une juridiction impartiale—et non les seuls adversaires politiques du président—doivent conduire l’affaire pénale, dans le respect intégral des droits de la défense et avec publication des motifs de chaque décision.

Définir précisément la haute trahison

La « haute trahison » ne doit plus être une formule politique vague. La Constitution et une loi organique doivent la définir par des actes précis : violation délibérée et grave du serment présidentiel; organisation d’une prise ou d’un maintien anticonstitutionnel du pouvoir; abandon conscient de la souveraineté ou d’actifs nationaux stratégiques dans un but personnel illégal; ordre de commettre des violations graves et systématiques des droits constitutionnels; obstruction aux élections légales; corruption ou enrichissement illicite lié à l’autorité présidentielle; ou collaboration avec une puissance étrangère visant à porter gravement atteinte à l’indépendance, à l’intégrité territoriale ou à l’ordre constitutionnel du Sénégal. La critique, l’opposition, le journalisme, la manifestation et le désaccord politique ne peuvent jamais constituer une trahison.

Abolir la « caisse noire » présidentielle

Les fonds présidentiels secrets et discrétionnaires doivent être abolis. Chaque franc dépensé par la présidence doit reposer sur une autorisation légale, un objectif public documenté et une trace vérifiable. Des dépenses étroitement liées à la sécurité nationale peuvent rester confidentielles pour le public lorsqu’une nécessité stricte le justifie, mais elles doivent néanmoins être contrôlées par une commission parlementaire habilitée et une institution supérieure de contrôle indépendante. La confidentialité ne doit jamais signifier l’absence de comptes.

Déclarations de patrimoine obligatoires

Le président, le Premier ministre, les ministres, les principaux collaborateurs de la présidence, les dirigeants des grandes institutions publiques et les autres responsables désignés doivent déposer une déclaration vérifiée de patrimoine et d’intérêts avant leur entrée en fonction, la mettre à jour chaque année et déposer une déclaration finale après leur départ. La loi doit exiger l’identification des bénéficiaires effectifs, des dettes importantes, des cadeaux et des conflits d’intérêts; permettre la comparaison avec les dossiers fiscaux et fonciers; publier un résumé approprié; et prévoir des sanctions réelles en cas de dissimulation, de fausse déclaration ou d’enrichissement inexpliqué.

Une justice indépendante mais responsable

L’indépendance de la justice ne doit pas devenir l’impunité judiciaire. Juges et procureurs doivent être protégés de l’ingérence présidentielle ou partisane tout en restant soumis au droit, à l’éthique et à un contrôle motivé. La corruption, les fautes, l’abus délibéré de procédure et les conflits d’intérêts graves doivent être examinés par un organe disciplinaire indépendant, composé de manière équilibrée, appliquant des normes publiées, respectant les droits de la défense et permettant un recours. Les décisions doivent être motivées et publiées, l’attribution des affaires protégée contre la manipulation et les fautes prouvées sanctionnées sans permettre des représailles politiques contre les magistrats pour leurs décisions légales.

Contexte constitutionnel : Le texte actuel confie à l’Assemblée nationale les fonctions législatives et de contrôle et prévoit une procédure parlementaire de mise en accusation du président pour haute trahison. Cette proposition va plus loin en supprimant le pouvoir présidentiel de dissolution, en définissant précisément la trahison et en renforçant la responsabilité financière et judiciaire. Lire la Constitution publiée par le Conseil constitutionnel du Sénégal.

Mise en garde contre la transhumance politique

La transhumance politique—abandonner les engagements d’un mouvement pour rejoindre le parti qui contrôle la présidence—n’est pas un simple changement d’adresse. Lorsque des personnes quittent PASTEF dans une période difficile pour chercher protection, poste ou avantage auprès du pouvoir, les militants sont en droit de considérer cette conduite comme opportuniste, hypocrite et contraire au patriotisme qu’elles prétendaient autrefois défendre.

Le patriotisme est la fidélité au peuple et aux principes, surtout lorsque cette fidélité a un prix. Il ne consiste pas à changer de couleur politique chaque fois que l’intérêt personnel indique un camp plus confortable. Ceux qui ont utilisé la lutte, le langage ou les sacrifices de PASTEF pour construire leur réputation avant d’abandonner le mouvement doivent répondre politiquement de leur choix devant les faits, le débat démocratique et la mémoire des électeurs.

Si PASTEF remporte l’élection présidentielle de 2029, la victoire ne doit pas transformer le mouvement en porte tournante pour les opportunistes. La position défendue sur ce site est sans équivoque : ceux qui ont abandonné PASTEF par transhumance politique ne doivent jamais être réintégrés dans le parti, quelles que soient leurs excuses ultérieures, leurs offres de service, les calculs électoraux ou les changements de pouvoir. Quitter la lutte pour un avantage personnel constitue un choix politique définitif que la victoire future ne doit pas effacer.

Notre avertissement est politique et non déshumanisant : nous refusons les insultes qui comparent des êtres humains à des animaux nuisibles. La réponse la plus forte consiste à nommer clairement les actes—transhumance politique, engagement brisé et intérêt personnel—puis à les combattre par l’organisation, la participation démocratique, un leadership de principe et les urnes.

Souveraineté culturelle, foi et dignité humaine

Ce site rejette et condamne sans équivoque et avec la plus grande fermeté les actes homosexuels, qu’il considère contraires aux valeurs morales, aux convictions religieuses, aux traditions et à la culture qu’il défend. Sa position n’est ni neutre ni intermédiaire : la société sénégalaise possède le droit souverain de préserver sa propre conception de la famille et de la morale publique. Aucun gouvernement étranger, bailleur, groupe privé ou organisme international n’a le droit de contraindre le Sénégal à adopter une politique sociale occidentale par des conditions d’aide, des pressions diplomatiques ou une coercition économique.

L’islam guide la foi et la vie morale de la majorité des citoyens sénégalais, et son enseignement n’accepte pas les actes homosexuels. Les musulmans et les autres communautés religieuses doivent rester libres d’enseigner leurs convictions, d’éduquer leurs familles et de défendre paisiblement et ouvertement les valeurs sénégalaises. Le désaccord moral doit pouvoir s’exprimer sans capitulation, mais il n’autorise ni agression, ni violence populaire, ni harcèlement, ni chantage, ni exposition publique, ni torture, ni punition privée contre une personne.

La sanction pénale appartient exclusivement à l’État légal. Tout acte interdit par une loi sénégalaise dûment adoptée doit faire l’objet d’une enquête et, lorsqu’il est prouvé devant une juridiction compétente selon le niveau de preuve requis, être puni dans toute la rigueur de cette loi. L’Assemblée nationale a adopté en 2026 un projet modifiant l’article 319; son caractère obligatoire dépend de sa promulgation et de sa publication officielle. Aucune rumeur ou accusation non étayée ne peut remplacer la preuve, et aucun citoyen ne peut s’ériger en juge ou en bourreau.

Source : Ministère sénégalais de la Justice : projet de 2026 relatif à l’article 319

Sécurité publique, protection des enfants et criminalité grave

Les inquiétudes concernant les crimes violents à Dakar et dans tout le Sénégal exigent une réponse nationale sérieuse : statistiques fiables, police visible et responsable, expertise scientifique plus rapide, protection des témoins, tribunaux fonctionnels, soutien aux victimes et prévention auprès des jeunes exposés au recrutement par les gangs. Le meurtre, l’homicide volontaire, le viol d’enfant, le crime organisé violent et la récidive armée doivent entraîner des peines sévères après un procès équitable, proportionnées à l’infraction prouvée.

Le viol et les violences sexuelles contre les enfants sont des crimes violents commis contre des victimes; ils ne doivent jamais être confondus avec l’orientation sexuelle d’une personne. Le ministère sénégalais de la Justice a souligné le renforcement de la protection pénale contre le viol et la pédophilie. Les enquêtes doivent protéger les victimes, suivre les preuves et avancer assez rapidement pour protéger les enfants sans sacrifier les garanties nécessaires à une condamnation fiable.

Le Sénégal a aboli la peine de mort en 2004. Ce site demande au Parlement et au peuple sénégalais, agissant par la voie constitutionnelle et législative, de la rétablir pour une catégorie strictement définie de crimes parmi les plus graves : meurtre prémédité ou homicide volontaire, viol aggravé et torture sexuelle d’un enfant, terrorisme ayant entraîné la mort, et violence de gang d’une brutalité exceptionnelle ayant causé la mort. Le terme « pédophilie » désigne ici des actes sexuels criminels prouvés contre des enfants—et non une rumeur, une accusation sans preuve ou l’identité d’une personne. Parce qu’une exécution est irréversible, toute loi capitale doit exiger des preuves concluantes, une défense compétente, un contrôle indépendant, des voies de recours complètes et l’interdiction de condamner sur la seule base d’un aveu ou d’un témoignage peu fiable.

Lorsqu’un non-citoyen est reconnu coupable d’un crime violent ou sexuel grave, son expulsion après l’exécution de la peine doit constituer la politique nationale obligatoire partout où le droit sénégalais et les obligations internationales applicables l’autorisent. La décision d’éloignement doit suivre une procédure individuelle, vérifier la nationalité et le pays de destination, et ne jamais remplacer la preuve de la culpabilité personnelle.

Le Sénégal doit construire de nouveaux établissements pénitentiaires sécurisés afin de mettre fin à une surpopulation dangereuse et de séparer les criminels violents endurcis des détenus moins dangereux. La prison est une peine et un moyen de protéger la société; ce n’est pas un hôtel. L’État n’a pas à promettre la climatisation, les divertissements ou le luxe. Il doit fournir le minimum légal nécessaire à la survie quotidienne et à l’ordre : nourriture et eau potable suffisantes, hygiène, ventilation de base, soins médicaux essentiels, protection contre la torture et la chaleur extrême, gardiens formés, accès aux tribunaux et contrôle indépendant. Des établissements peuvent être construits dans des régions intérieures appropriées, mais leur emplacement et leur conception doivent assurer la sécurité, le personnel, l’approvisionnement en eau et un fonctionnement sûr, et non utiliser volontairement le climat comme peine extrajudiciaire.

Sources : Ministère sénégalais de la Justice sur le viol et la pédophilie · Document officiel sur l’abolition de la peine de mort au Sénégal en 2004