Stratégie directe pour la souveraineté nationale et une politique « Le Sénégal d’abord »
Sans équivoque : pour reprendre notre pays en main, nous ne nous excusons pas et nous ne regrettons pas de placer les intérêts sénégalais au premier rang. La souveraineté est le pouvoir légitime de choisir nos politiques, de défendre notre peuple, de contrôler nos ressources et de conduire nos relations extérieures sur un pied d’égalité. Se libérer de l’influence héritée de la colonisation et de la dépendance économique moderne exige discipline, institutions fortes et stratégie nationale claire.
Réciprocité stricte en matière d’immigration et de relations extérieures
Le Sénégal doit appliquer la réciprocité avec constance : mesure pour mesure, règle pour règle et privilège pour privilège. Les partenariats étrangers doivent reposer sur l’égalité.
- Visas et entrée : appliquer aux ressortissants étrangers les mêmes frais, exigences, contrôles, documents et délais que leurs gouvernements imposent aux titulaires d’un passeport sénégalais.
- Propriété et entreprises : n’accorder aux étrangers aucun droit supérieur à celui dont bénéficient les Sénégalais dans leur pays d’origine.
- Travail : obliger les entreprises étrangères à recruter, former et promouvoir en priorité des Sénégalais qualifiés; tout permis étranger doit répondre à un besoin vérifié et comporter un transfert mesurable de compétences.
- Diplomatie directe : négocier d’État à État, sans dépendance ni intermédiaire hérité d’un système de tutelle.
Autonomie économique et décolonisation
L’indépendance politique reste incomplète lorsque le financement, la monnaie, l’alimentation, l’énergie, la technologie et la capacité productive essentiels sont contrôlés ailleurs.
- Indépendance monétaire : construire une voie crédible vers une monnaie nationale ou régionale africaine stable, appuyée par des institutions disciplinées, la production, des réserves transparentes et les actifs nationaux.
- Nationalisme des ressources : réexaminer et, lorsque le droit le justifie, renégocier les accords miniers, énergétiques, halieutiques et d’infrastructure afin d’assurer participation nationale majoritaire, redevances équitables, transparence et transformation locale.
- Substitution aux importations : privilégier le riz, le mil, l’horticulture, l’élevage, les médicaments, les matériaux, les machines et la production industrielle du pays.
- Création de valeur nationale : aucune matière première ne devrait quitter le Sénégal sans plan de transformation locale, d’emplois qualifiés, de transfert technologique et de bénéfice public durable.
Autonomie juridique et judiciaire
Les décisions nationales doivent s’appuyer sur le droit sénégalais, l’autorité constitutionnelle, des tribunaux compétents et des institutions capables de résister aux pressions extérieures comme à la corruption intérieure.
- Juridiction principale : faire des tribunaux sénégalais ou de juridictions panafricaines régionales indépendantes le forum principal des contrats commerciaux, des ressources naturelles et des investissements étrangers.
- Refus des injonctions unilatérales : rejeter toute exigence, aide conditionnelle ou directive contraire à la Constitution, à la culture, aux priorités de développement ou à l’autonomie stratégique du Sénégal.
- Capacité d’application : donner aux régulateurs, tribunaux, douanes et organes anticorruption les moyens professionnels, techniques et juridiques nécessaires.
Souveraineté culturelle et éducative
Une nation souveraine doit former son peuple à comprendre son histoire, administrer ses institutions, maîtriser les sciences modernes et créer le savoir dans des langues enracinées dans sa société.
- Langues et programmes : institutionnaliser les langues nationales aux côtés des langues internationales et enseigner l’histoire sénégalaise et africaine sans effacement colonial.
- Compétences au service de la puissance nationale : aligner l’école, l’université et la formation professionnelle sur l’agriculture, l’ingénierie, la médecine, l’énergie, le numérique, l’administration, l’industrie et la culture.
- Partenariats panafricains : bâtir des alliances directes en Afrique et dans le Sud global autour d’un commerce réciproque, d’infrastructures communes, de la recherche, de la sécurité et des échanges culturels.
L’intérêt du Sénégal passe avant tout
Ce programme exige une action publique légale, des négociations transparentes, une administration compétente, la responsabilité devant le peuple et le courage de refuser tout accord qui diminue le Sénégal. La réciprocité n’est pas l’isolement : c’est l’égalité rendue applicable. La coopération est bienvenue; la soumission ne l’est pas.